samedi 22 avril 2017

Je vous invite à partager cette vidéo et à lui ajouter un avis positif, tout autant qu'à celles qui seront postées par la suite. Faites également un tour sur mon Instagram et sur mon Twitter, car j'y suis très présent et tiens régulièrement au courant de mes projets. Je suis aussi présent sur Facebook mais un peu moins.

Une usine ensevelie par la végétation dont il reste quelques vestiges, après plusieurs crues éclairs de la rivière, qui souvent ravage tout sur son passage...

Concernant les futurs directs, j'ai essayé plusieurs applications alternatives à Périscope mais n'ai pas trouvé mieux pour l'instant. Je tenterai prochainement avec Youtube Live, à condition que le réseau soit suffisamment fort par ici.

Merci pour votre soutien, votre présence, vos messages, vos commentaires, votre patience. Merci pour tout ce que vous m'avez apporté jusqu'ici. J'ai conscience de la valeur de ces choses qui, au final, n'ont pas de prix.



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APN / Caméra: Sony rx100 III
Logitiel de montage: WMM
FULL HD à 50 images/seconde
Très haut débit de données (28M)

Ps: la qualité d'image est une de mes priorités, par conséquent, si j'arrive à développer la chaîne suffisamment, j'investirais dans du matériel toujours plus professionnel.

vendredi 14 avril 2017

Après de longs mois à attendre de m'échapper du béton et des villes asphyxiantes, je reprends le cours de mes vidéos en retournant directement à l'essentiel de ce que je souhaite partager, à savoir l'aventure pure, les voyages vers de nouveaux paysages, l'exploration de lieux insolites ou tout simplement remarquables. 

Je ne continue pas le chemin que j'ai déjà emprunté avec mes vidéos, 
je choisis d'aller beaucoup plus loin que précédemment. 

Si vous connaissez mes photos et les textes qui les accompagnent généralement, il est possible que vous y trouviez une sorte d'avant goût de ce qui va suivre. Je vous invite à partager cette vidéo et celles qui vont suivre. Faites également un tour sur mon Instagram et sur mon Twitter, car j'y suis très présent et tiens régulièrement au courant de mes projets.

Concernant les futurs directs, j'ai essayé plusieurs applications alternatives à Périscope mais n'ai pas trouvé mieux pour l'instant. Je tenterai prochainement avec Youtube Live, à condition que le réseau soit suffisamment fort par ici. Nous verrons bien.

Merci pour votre soutien, votre présence, vos messages et commentaires, votre patience. Merci pour tout ce que vous m'avez apporté jusqu'ici. J'ai conscience de la valeur de ces choses qui, au final, n'ont pas de prix.

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samedi 4 mars 2017

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Je venais de réaliser la vidéo sur le bunker aux miroirs quand je me suis rendu compte que les autres structures étaient inaccessibles, soit parce qu'elles étaient squattées soit parce que leur accessibilité était fortement restreinte. 

Cependant, je souhaitais emporter quelques images, étant venu juste pour l'exploration. 

J'aurais voulu filmer davantage mais les conditions étaient très difficiles, compte tenu du froid et de l'énergie que j'avais déjà mis à traverser tout Dunkerque pour atteindre Leffrinkourke.

Bon visionnage, en attendant la reprise en avril, suite à mon grand départ du Nord avec Sarah (nous allons partir sur la route des voyages afin de vivre et partager nos aventures).

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jeudi 19 janvier 2017

Une nouvelle vidéo à découvrir et à partager pour soutenir mon travail.

(Davantage d'informations sont disponibles dans la description en dessous de la vidéo.)

Adrien


samedi 2 juillet 2016

Observateur silencieux, j'ai marché jusqu'en enfer dans l'espoir d'y découvrir ne serait-ce qu'une poussière tombée du paradis, ai parcouru pendant des heures les couloirs de l'horreur au risque de réveiller mes peurs, persévérant et assumant pleinement le vertige de mes passions. Jamais je n'ai trouvé meilleur point d'envol ailleurs que dans cette chute libre-là. Il arrive que je disparaisse soudainement dans l’obscurité de nuits sans fins et que l'on me croit tantôt mort, tantôt envoûté. Suis-je alors sous le joug d'un de ces démons peuplant les lieux de mes péripéties ? D'une lucidité qui dans mes insomnies me ronge, je sais que les monstres de ce monde sont tous "humains", similaires à ceux qui me désignent comme fou à lier lorsque j'évoque une liberté d'Être qui les effraie. En effet, le conditionnement déforme, renferme et rend infirme l'esprit... L'âme sauvage comme le demeure la Terre sous les griffes et griffures de l'homme, une certaine rage de Vivre saigne de mes écorchures, rage positive dont je me sers pour tracer mon chemin. Seul maître de ma vie et souverain de mon monde intérieur, jamais je n'en serai déchu autrement que si la mort vient à ma rencontre et m'emporte. Entre temps, autant de fois que la vie me le permettra, je partagerai, offrirai de mes mots, de ma force, de ma voix.

Nom de la photographie: "Le libre équilibre"
Lieu: juste au dessus de Crolles, dans les Alpes

jeudi 3 mars 2016

Ni sage, ni poète, ni magicien, je ne suis qu'une âme humainement incarnée en ce monde, une forme de vie complexe dotée de pensées évolutives, une personne sensible et attentive à la beauté de la Nature, éprouvant une forte empathie pour chaque être vivant sur Terre. De la lumière à l'obscurité, ce qui me compose est le reflet de ce qui m'entoure, tout transparaît lorsque je retransmets. Les arbres, les plantes et les animaux sont mes tout premiers conteurs d'histoires, mes premières sources d'inspiration, mais il y a aussi les rencontres humaines, les ami-e-s de l'autre bout du monde, celles et ceux dont je garde le souvenir de discutions d'un soir autour de fruits tropicaux, d'instants passés sous la pluie ou sous un ponton de bois, de nages avec les tortues, de nuits à la belle étoile, d'excursions dans la jungle, de rêves et de rires cent fois partagés... Merci.

Nom de la photographie: "Quelques réflexions intérieures"
Lieu: une forêt entre l’Étang de l'Or et la Mer Méditerranée.
Sentiment: celui d'être en accord avec ce que je suis et vis.

Un délice que de respirer le souffle marin mêlé à l'odeur des pins.

vendredi 19 février 2016

Les notes subtiles du chant terrestre 
transpercent, traversent le sublime champ céleste 
qui rassemble, semble t-il, ses lueurs les plus enchanteresses.

Cependant qu'au sol, en plein soleil, assis seul sur le sable, 
le regard vers le ciel aux couleurs insaisissables, 
l'on observe en soi l'indéfinissable.

Nom de la photographie: "Un trésor de retrouvailles"
Lieu: reliant Cadiz à Carnon, toujours de passage, en voyage.
Sentiment: celui d'honorer à la fois l'artiste et l'aventurier.

mercredi 10 février 2016

Dès lors que nos yeux s'ouvrent et que ce n'est pas notre esprit mais bel et bien notre cœur qui s'éveille 
à ce qu'il perçoit, alors nos pensées se volatilisent instantanément et nous pouvons enfin observer ce monde dans son véritable éclat. Sans qu'aucune conclusion ne soit faite ni sur son insoutenable désolation ni sur sa fabuleuse magnificence, il nous apparaît naturellement tel qu'il est par essence: un immense espace de Vie et d'éléments en constante co-création. En prenant soin de ne jamais se couper de cette essence, l'on ne peut cautionner les guerres ou contribuer au cauchemar qu'est l'extermination des animaux, l'on ne peut envisager de faire partie de la dysharmonie. Agissant selon l'intelligence du cœur et restant reliés à cette essence, à 
cet immense espace de Vie et d'éléments dont nous sommes partie intégrante, l'on en reste co-créateurs.

Nom de la photographie: "Un condensé de magie"
Lieu: près du village de Tegueste, dans les îles Canaries
Le jour s'éteignait et, doucement, la nuit m'étreignait...

lundi 8 février 2016

À celles et ceux qui s'aventurent et explorent au-delà d'elles-mêmes et d'eux-mêmes, à celles et ceux qui 
foncent furieusement ou progressent paisiblement  mais toujours passionnément  au-delà de leurs limites connues. À celles et ceux qui, maîtres de leur devenir, sont créateurs de leur propre courant de vie, quitte à ce que leur épanouissement aille à contre-courant de toute une société en marche, de tout un système en lequel l'anticonformisme est étiqueté "marge". À ces artistes du présent qui vivent en cohérence avec leurs rêves ou s'y préparent dans un doux silence. À celles et ceux-là qui, par l'intense beauté de leurs réalisations, de leurs accomplissements personnels ou dévoués à autrui, démontrent qu'il y a réellement une énergie immortelle 
de passage dans cette enveloppe mortelle qui compose, en partie, les êtres éphémères que nous sommes.

Nom de la photographie: "Une force qui soulève le monde"
Lieu: depuis le cratère du volcan Teide, sur une "autre" île, Tenerife
Pensée:"La part primordiale de toute réalisation, c'est la Cohérence"

lundi 9 février 2015

Arpentant de part et d'autre le monde sauvage, des majestueuses forêts primaires aux jungles les plus inextricables, des sources d'eaux pures et ruisselantes aux déserts que l'on jugerait ou jurerait infinis, des montagnes titanesques aux mystérieuses failles terrestres, explorant par passion et m'extasiant toujours, je vois mes vraies racines puiser de leur essence loin de mes ancrages éphémères, en ces lieux où le vivant a pris place sans que nul ne s'en empare, là où les rayons solaires s’immiscent et se répandent bien au delà de tout rempart, là où l'amour est un message de vérité que la Nature sème et essaime incessamment.

Nom de la photographie: "Seul face au (je)u d'ombre et de lumière"
Lieu: sur cette île où je vous ai déjà emmené par les lignes.

samedi 27 décembre 2014

Chère Aventure, je viens dissiper l'opacité nocturne pour me livrer à toi. Par ces mots je t'invite à m'éblouir comme au premier jour, à illuminer mon présent de tes plus vives couleurs. J'ai la fougue et la folie qu'il faut pour te revenir, car aucun autre désir n’enflamme mon être que celui de te Vivre. Enivre-moi pleinement, et, si je puis encore crier "De grâce !" dans l'intensité de joie ressentie, ne m'épargne pas, surtout pas. Entends-tu l'écho de ma résurgence ? Il m'a suffi de faire un pas vers toi pour que l'inertie soit révolue. Et de l'Amour à nos retrouvailles, de l'émanant à l'imminence, je te rejoindrai inlassablement. Puisses-tu me procurer les frissons d'un bonheur extatique, puisses-tu électriser mes sens jusqu'à matérialiser mes rêves. Oui, emporte-moi Aventure, transporte-moi et je te présenterai à nouveau mes amours que sont la Vie et la Nature. Dans notre enlacement permanent je te murmurerai quelle est cette magie qui ravive et élève ma flamme intérieure, et ce sera dès lors un honneur de retranscrire en conscience la subtilité de tes enseignements. Si tu savais l'ampleur des batailles qui ont confronté mes doutes et mes espoirs, si tu savais avec quelle brutalité j'ai atteint le fond, épuisé sous l’amoncellement des obstacles, torturé de par l'exacerbation de ma sensibilité. Corps et âme désaccordés, j'ai frôlé l'ultime déclin. Mais je n'irai pas mourir à grands coups de compromis et de normes établies, seuls tes bras ont cette douce qualité me faisant déjà m'y sentir comme au paradis. L'on pourrait s'obstiner à dire que tu es immatérielle, affirmant qu'il est incorrect de s'adresser à un mot, à une idée conceptuelle, ou plus simplement à "quelque chose qui se vit", mais il n'en demeure pas moins que j'ai confiance en toi, car c'est justement en ton atmosphère d'imprévisibilités et de surprises que je me réalise.

L'être n'est jamais vraiment perdu tant qu'il croit, tant qu'il sait que toute situation coïncide.

Nom de la photographie: "Lorsque l'Aventure nous dévisage"
Parfum d'inspiration: une note d'ylang-ylang venue d'un monde lointain.

samedi 22 novembre 2014

Tout au long de ces épreuves où ma vie ne se résume plus qu'à d'insubmersibles espérances, bien qu'un froid glacial enserre et lacère mon cœur tel un millier de ronces, j'aperçois par-dessus tout l'irradiante lumière d'un jour naissant, éternelle présence m'accompagnant jusqu'au plus fort de mon errance. Où étais-je donc passé ces derniers mois ? Où ai-je atterri pour me perdre ainsi ? Suis-je toujours tiraillé entre deux horizons ou ai-je fini mitraillé de désillusions ? Lorsque les lésions touchent l'âme, seule mon absence en témoigne. Les douleurs sont souvent criantes au travers de ce paradoxe. Mes éclats de rire se sont tus uniquement par ma faute, j'ai voulu revenir en France et je n'en ai pas la force. Sans l'omniprésence de la Nature, me reste-t-il un ancrage autre que charnel ? Je recréerai les sentiers de mon essentiel. Le temps me semble être resté en suspens depuis mon ultime partage, mais c'est à l'instant même où j'ai décidé de reprendre le cours de mes écrits que s'est précisément profilée l'imminence: après avoir saisi l'enseignement que procure un chemin ombragé de barricades hautement érigées, je filerai à nouveau sur ces flots dorés, fidèlement libre et léger.

Nom de la photographie: "De sentiers en sillages"
Parfum d'inspiration: le vent du large méditerranéen.

lundi 22 septembre 2014

Sentir la brûlure solaire embrasser le sillage de mes larmes, recevoir toute la lumière d'un présent 
déposé au creux de mes mains, bouleverser volontairement mon existence et me livrer à l'imprévisible, transcender mes peurs quelles qu'elles soient, rester cet enfant éperdument amoureux de la Vie, rédiger les dernières lignes de mes aventures vécues en Martinique, garder en mon esprit l'enseignement offert par chaque expérience, me perdre quelque peu à travers l'expression de mon ressenti, espérer retrouver mes mots dans l'intensité future, craindre que l'inspiration ne s'évanouisse dans un dernier souffle, rassembler secrètement mes cendres et renaître en silence, vivre à la hauteur de mes rêves quitte à n'y trouver aucune stabilité, être heureux ainsi, et m'envoler par delà l'océan sans cesser d'aimer d'un horizon à l'autre.

Que je m'éloigne ou disparaisse, je demeure près de vous par le cœur.
Une nouvelle renaissance est maintenant amorcée.

Nom de la photographie: "L'enlacement dans l'élévation"
Lieu: en Martinique, sur l'inaccessible et l'insurmontable.

mardi 12 août 2014

Dans la légèreté de notre solitude et dans la pureté de notre lien d'âme, dans l'immensité de notre 
gratitude et dans nos mille sourires qui désarment, puisque nos lignes filent et fusent au gré de ce que 
l'on se retranscrit, puisque nous abolissons le temps et la distance lorsque l'Amour véritable est transmis, 
que tout ceci ait lieu dans la matière ou au plus profond de l'éther, laissons la douceur de vivre nous envelopper et imprégner notre passage sur Terre. Nos ailes autrefois cisaillées entre ombres et lumières, 
nos rêves jetés au charnier de cette époque charnière, nos corps décharnés à nous acharner sans relâche 
sur nos propres chairs, maintes fois nous avons su nous relever pour renaître, maintes fois 
nous nous sommes écroulés au sol avant d'apprendre à Être.

Nom de la photographie: "Sereine résurgence"
Musique d'inspiration: L'éternelle étreinte entre Terre et Océan.

dimanche 20 juillet 2014

Au bord d'une rivière momentanément asséchée, sur les longues racines de deux arbres entrelacés, j'ai su lire un message adressé à chaque être vivant: « Ayons en nous cette flamme d'une immortelle incandescence, celle qui ne connaît pas la demi-mesure, celle qui sait résorber nos blessures, celle qui, entre douce plénitude et profondes turbulences, resteras à jamais l'essence pure de notre perpétuelle résilience. Vivre est en soi un acte sacré, ne laissons donc pas ces lourdes pierres, ces lourdes peurs, régir notre liberté d'être. »

Une main posée sur l'écorce, j'ai simplement répondu: « Merci. »

Nom de la photographie: "Le brasier sous l'écorce"
Lieu: Sur l'île aux fleurs, loin des sentiers battus.
Musique d'inspiration: Le bruissement des feuilles.

samedi 5 juillet 2014

Équilibre, symbiose, osmose ou harmonie, autant de mots décrivant l'une des plus profondes extases qui nous soient données de vivre, autant de vagues de bonheur ne demandant qu'à déferler le long des rives de notre existence, autant de sensations éclipsant à tout jamais les fades couleurs et foudroyantes douleurs du passé devenu poussière. Ayons l'audace de chercher en nous-mêmes cette beauté innommable que l'équanimité précède. Au delà de ces quelques mots partagés, ouvrons les bras en grand afin d'accueillir ce qui, tôt ou tard, transpercera et traversera notre cœur de part en part.

Nom de la photographie: "Détachement et déploiement"

mardi 3 juin 2014

À la suite de cette lecture, je te demanderai de fermer les yeux et d'abandonner un instant tout repère extérieur. Il est important qu'aucune distraction ne te perturbe. Mes mots viendront s'inscrire durablement en ton esprit, tu te laisseras simplement porter par les sensations qui en résulteront. Toute ton attention est requise jusqu'au dernier point de ce texte, il s'agit là d'une sorte d'invitation au voyage intérieur. Si tu acceptes l'aventure, sache que la clef de tout ceci ne réside nulle part ailleurs qu'en toi-même. Es-tu totalement disponible ? Très bien, alors nous pouvons commencer.

Observons les lieux de tout notre cœur, ayons la place d'y loger toute la beauté et l'amour possible. Au loin, il y a le chant des vagues et les embruns de l'océan, l'ombre des jeunes cocotiers dansant sur le sable blanc, quelques rochers disparaissant peu à peu dans la poussière du temps. En nous, il y a la lumière et le silence, la solitude et l'abondance, la plénitude et la confiance, l'anéantissement de nos souffrances. Nous escaladons une petite falaise située au bout de la plage. Au sommet de notre exaltation présente, nous y sommes déjà, frissonnants. D'ici je crois que nous embrassons l'âme du monde.

Respirons le souffle de l'immensité bleue, les fragrances émanant du grand large qui, si l'on sait l'entendre, s'adresse à nous d'une voix douce et envoûtante. Entends-tu son murmure ? Il nous apprend que notre manière de voir l'extérieur reflète bien souvent notre état intérieur. En effet, si nous restons aveugles face à l'infime brin d'herbe surgissant de l'asphalte, si nous trouvons stupide de sourire à la vue d'un animal curieux, si nous avons assassiné notre part enfantine, nous mourons d'une maladie très grave: l'insensibilité. Attrape ma main, nous descendons de la falaise pour courir les pieds dans l'eau.

Tout défile au fil de la folie qui anime notre belle escapade. Courrons ensemble tant que retentissent nos éclats de rire, jusqu'à épuisement s'il le faut. Courrons comme si notre vie en dépendait. Elle en dépend, tu sais, cette vie qui me semble avoir soudain pris le goût d'une mangue zéphyrine. À nous la délectation suprême, à nous le plaisir poussé à son paroxysme, et que la foudre désintègre nos anciennes peurs. Justement, l'atmosphère change, nous allons certainement avoir droit à une de ces averses imprévisibles. Prépare-toi à recevoir ce cadeau tropical, le ciel a décidé de venir se joindre à nous.

Semblables à des pierres précieuses que l'on aurait lancées vers leur cible, les premières gouttes se rassemblent sur notre peau et ruissellent vers le sable. Je m'assieds près d'un arbre à l'écorce légèrement teintée de rouge et d'argent, il m'inspire comme un vieux sage dont les ouvrages n'ont jamais été lus. Je t'offre un regard et un sourire par le plus noble des langages. En à peine une vingtaine de secondes, nous ne sommes plus que deux silhouettes égarées sous la pluie torrentielle. Les bras ouverts, c'est un vrai déluge de bonheur dont nous ne manquons rien, pas même l'honneur d’assister à sa fin.

Maintenant, je t'en prie, ferme les yeux.

Nom de la photographie: "L'envoûtement vert et blanc"
Lieu: Écrin sauvage près de Pointe Macré, Martinique.
Musique d'accompagnement: Emancipator "Minor Cause"

lundi 19 mai 2014

Les yeux demeurent clos sous les rayons ardents du soleil, les larmes s'échappent et caressent la peau jusqu'à toucher terre, les mains se tendent encore une fois pour effleurer l'herbe verdoyante, l'amour répand son doux parfum en chaque parcelle de l'esprit et du corps, les mots se mélangent dans un tourbillon où plus rien n'est saisissable, la lumière s'infiltre profondément en toute matière, les couleurs s'intensifient et se confondent, la paix s'installe, et l'être tout entier se reconnecte à son unique et ultime essentielle, la Nature. 
En voici l'enseignement: dès lors que nous sommes en accord complet avec ce que nous avons choisi de vivre, tout est voie d'apaisement et d'équilibre.

Nom de la photographie: "L'être à l'univers verdoyant"